Smart lighting : les bonnes pratiques à adopter

Mercredi 3 mai 2023
Smart lighting : les bonnes pratiques à adopter

L’avantage du smart lighting tient au fait qu’il puisse être agencé à la carte au niveau de sa programmation. Utilisation ou non de détecteurs de présence, télégestion, capteurs… les collectivités jouissent de multiples solutions pour optimiser au mieux leur gestion de l’éclairage publique. Si aucun cadre unique n’existe donc, certaines bonnes pratiques peuvent être réutilisées d’une commune à l’autre. Décryptage.

Les bonnes pratiques quant aux technologies utilisées pour l’éclairage public

Accélérer le passage à la LED

Beaucoup de communes ont transformé leur parc de luminaires en remplaçant progressivement les lampes à sodium ou mercure par des LEDs. Moins énergivore et plus économe, la LED produit jusqu’à 5 fois plus de lumière, à consommation égale avec une ampoule à incandescence ou halogène, et éclaire de 35 000 heures à 100 000 heures : au bout de cette durée, la LED aura perdu 15% de sa luminosité contre 6 500 heures pour une ampoule fluocompacte. Pour les municipalités qui l’adoptent, cela signifie moins d’énergie dépensée et donc plus d’économies réalisées sur la facture finale d’électricité.

Un autre point à relever est évidemment celui de l’environnement, puisque contrairement aux lampes fluorescentes qui contiennent du mercure, les LEDs présentent un niveau de toxicité bien plus bas et tiennent plus longtemps. Par ailleurs, si leur fabrication n’emploie pas de gaz nocifs et semble plus écologique, il faut rester nuancé sur ce point. En effet, l’utilisation de galium et d’indium pour leur fabrication restent des ressources qui ne se recyclent pas et qui tendent à disparaitre, ne permettant pas aux LEDs d’être 100 % neutres quant à leur impact sur l’environnement.

Enfin, les LEDS permette d’optimiser la qualité de l’éclairage des zones urbaines lorsqu’elles sont associées à un dispositif de détection de présence. Les candélabres assurent ainsi un éclairage minimum, qui se retrouve renforcé lors de la détection d’un piéton ou d’un cycliste par exemple. Triple avantage pour ce procédé : la commune ne surconsomme pas la nuit, les riverains bénéficient toujours de lumière et la facture d’électricité s’en retrouve réduite !

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Recourir aux nouvelles technologies de communication pour son parc d’éclairage public

Outre la mise en place de capteurs de présence, les communes ont tout intérêt à s’appuyer sur les nouvelles technologies de communication, telles que la radio comme LoRaWAN ou la 5G, pour répondre au mieux aux besoins et usages de leurs habitants.

Evidemment, tout ceci n’est possible que si les collectivités s’équipent des bons outils pour gérer le parc. La télégestion, par exemple, requiert un centre de contrôle depuis lequel est commandé l’éclairage du parc. La télémaintenance, quant à elle, facilite la transmission des informations depuis les candélabres vers le centre de contrôle. Elle aide les responsables de la maintenance à planifier leurs opérations. La région du Var a fait le choix de la télégestion des armoires sur ses communes afin de surveiller leurs consommations, détecter des pannes éventuelles ou encore gérer des extinctions à distance.

Les bonnes pratiques quant à la gestion du projet de smart lighting

Bien préparer son projet de smart lighting

Si ce titre peut faire sourire, il est important de rappeler qu’un projet de smart lighting ne doit pas être pris à la légère. Les responsables de la collectivité doivent, au préalable, établir un état des lieux à jour du parc actuel et, pourquoi pas, prévoir une mutualisation du réseau avec des communes avoisinantes. Ensuite, ils doivent être suffisamment au clair sur le financement que représentera le projet. Il ne serait pas pertinent de budgétiser de la télégestion sur des candélabres qui ne serviraient que pour des évènements ponctuels, par exemple. Les réflexions préliminaires doivent, ensuite, tenir compte des préoccupations de la collectivité ainsi que des besoins des usagers. Le coût inhérent à un projet de smart lighting ne doit pas être laissé au hasard et doit répondre à un vrai besoin exprimé, que ce soit sur la sécurité, l’impact environnemental ou les économies. Il est alors utile de se baser sur les retours d’expérience de communes ayant entamé le changement de leur éclairage public vers du smart lighting, avant de monter son projet.

Les points de vigilance à connaitre

Un premier point de vigilance à avoir lorsque l’on a pour projet l’éclairage intelligent, est la communication faite auprès des riverains. Tous pourraient ne pas adhérer, voire contester vos choix, notamment sur l’extinction des éclairages dans certaines zones. La métropole de Nantes avait d’ailleurs mis en place une application « Nantes dans ma poche » par laquelle les nantais pouvait donner leur avis sur le projet d’éclairage intelligent.

Ensuite, votre projet sera une réussite si les candélabres se trouvent dans une zone suffisamment couverte par du réseau. Comment utiliser des capteurs si ceux-ci… ne captent pas !

Vérifiez ensuite que les systèmes (SIG, GMAO) utilisés pourront communiquer avec les infrastructures gérant les données issues des capteurs. En cas de pannes, les rôles de chacun devront être préalablement définis : soit elle viendra d’un problème de l’infrastructure d’éclairage public, soit d’un problème du réseau de communication, soit d’un problème au niveau des interfaces logicielles issues du cœur de réseau.

Au niveau de la sécurisation des données qui peuvent être issues de l’éclairage intelligent, les porteurs de projet doivent s’assurer que la règlementation RGPD est respectée lorsque c’est justifié. Le simple traitement de données issues des capteurs n’engage pas la responsabilité des collectivités au regard du RGPD. En revanche, dès lors que l’éclairage public est associé à de la vidéo-surveillance ou à un réseau 5G ou LiFi, la règlementation RGPD trouvera à s’appliquer.

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